jeudi, juillet 21, 2005

My tailor is reech !

Vous trouverez sur Internet des archives d’à peu près tous les sujets ! Le site de ce professeur américain de linguistique met ainsi en ligne une étude qui a enregistré et répertorié les accents de centaines de personnes originaires de tous les continents.

L'étude en question a commencé par l'exercice suivant : Un ensemble de personnes de différentes origines ont du prononcer la même phrase !

« Please call Stella. Ask her to bring these things with her from the store: Six spoons of fresh snow peas, five thick slabs of blue cheese, and maybe a snack for her brother Bob. We also need a small plastic snake and a big toy frog for the kids. She can scoop these things into three red bags, and we will go meet her Wednesday at the train station. »

Le but de l’exercice était d’étudier, à partir d'une phrase résumant les difficultés phonétiques majeures de la langue anglaise, les variations phonétiques correspondant à la langue maternelle de chacun des sujets.

Là où l’exercice intéresse les magyarophiles, c’est qu’il inclut trois intervenants hongrois, ainsi que neuf autres francophones.

Vous pourrez ainsi comparer qui, de vous ou de votre pote hongrois, écorche le plus les oreilles de nos amis anglo-saxons.

Une expérience … passionnante !

Ha oui ! J’allais oublier. Le seul soucis dans un exercice qui paraîtrait, au premier abord, plutôt louable est que la plupart des sujet qui se sont prêtés à l’exercice ont résidé un certains nombre d’années, pour certains des décennies, aux Etats-Unis.

La base de donnée en finit par ressembler à un pot-pourri d’accents yankees. Très divertissant, mais pas très scientifique…

lundi, juillet 18, 2005

Les Hongrois voient à travers les murs

En tout cas, à travers les murs conçus par Áron Losonczi.

La recette est simple. Vous appliquez une mince couche de béton, sur laquelle vous ajouter une épaisseur encore plus fine de fibre optique. Vous répétez l’opération un certain nombre de fois, afin d’obtenir la largeur désirée. Découpez la pâte en long et en large. Une fois durcie, vous obtiendrez des bloques de béton à l’aspect surréel et aux propriétés étonnantes.

Les briques construites par ce procédé, dit LiTraCon™, sont en effet translucides. Elles laissent passer la lumière en semi-transparence, tout en ayant les mêmes propriétés structurelles que le béton classique, notamment sa solidité, ce qui permet à l’ensemble d’être édifié en une structure portante.

Les essais ont démontré que des murs atteignants 20 mètres d’épaisseur pouvaient être construits selon ce procédé, sans que les propriétés de transparence soient notablement altérées.

En deux mots, ce béton transparent peut, contrairement au verre, servir à fabriquer des édifices qui auront la solidité potentielle d’un Bunker, mais l'aspect d’une bulle de verre fumé.

Imaginez l’apparence d’un immeuble édifié avec ce matériau ! Car c’est bien l’architecte qui bénéficiera de cette révolution pour concevoir des structures légères, flottant à mi-chemin entre ciel et terre, lumineuses le jour et phosphorescentes la nuit.

Avec ces bloques, les architectes pourront concevoir et édifier un large éventail de structures, des murs translucides aux sols lumineux. LiTraCon™ a déjà reçu des nombreuses demandes d’architectes intéressés par le matériau. Une firme new-yorkaise a ainsi suggéré d’utiliser ce béton dans l’édification des locaux d’une Académie de police au Koweït. Le béton ayant d’excellentes propriétés isolantes, l’immeuble serait protégé de l’étouffante chaleur du désert, tout en accueillant la lumière de son généreux soleil.

C’est là un des grands intérêts de ce béton hongrois, qui permettra de réaliser de substantielles économies d’énergie en utilisant beaucoup plus amplement la luminosité environnante que l’antique parpin.

Alors, messieurs les architectes, à vos planches !

Site de l'architecte Áron Losonczi

samedi, juillet 16, 2005

Le Roi du chiffon a l'oreille musicale

L’histoire d'Andràs Berki commence par une convocation au service militaire. Le jeune appelé, qui reçut son premier violon à l’âge de quatre ans, se rend à la caserne et y reconnaît immédiatement des dizaines de gars pareils à lui qui grillaient des cigarettes à l’écart « on reconnaît du premier coup d’œil un tsigane musicien. Son langage est plus chatié, ses manières et ses gestes sont plus distingués. Son apparence physique aussi est différente : il n’est pas musclé, mais bedonnant ou malingre, comme moi ».

Ce sont donc des tsiganes rencontrés à l’armée qui lui firent son apprentissage de musicien. A la quille, ce sont eux qui l’aideront à trouver sa première place, celle de contrebassiste au restaurant Ràkóczi. C’est dans l’arrière salle de l’établissement qu’Andràs démontrera qu’il a un doigté digne de son violoniste de père, qui, dans les années 60, sillonnait le pays en scooter à la recherche de mariages à animer.

Pourtant, ce ne sera pas dans la corde mais dans le chiffon qu’Andràs se fera un nom. Au Ràkóczi, il fut pourtant assez doué pour y décrocher sa licence de musicien professionnel. Mais, il n’eut pas les réseaux nécessaires pour se voir attribuer la direction de l’orchestre. Ce fut le fils du chef qui bénéficia de cet l’honneur…

Andràs raccroche le violon et se lance dans le business. Il crée alors une société textile, la SARL Albatros, laquelle, de fil en aiguille, est devenue une sérieuse affaire employant plus de 20 personnes. Le téléphone y sonne tous les jours d’appels de tous les pays d’Europe. L’interlocuteur a souvent l’accent français. Nous apprécions paraît-il le talent commercial du musicien-chiffonnier tsigane.

Andràs fait toujours les mariages. Et les enterrements…

jeudi, juillet 14, 2005

L'Apartheid made in Danube

D’après les données de l’année scolaire 1993, presque la moitié des enfants déclarés handicapés mentaux en Hongrie seraient des tsiganes. Plus récemment encore, une étude de 1998 a relevé que, dans le Comitat de Borsod, 94% des enfants handicapés mentaux seraient des enfants de cette même communauté.

Un des premier comportement qui frappe le voyageur de passage en Hongrie, ce sont les attitudes ouvertement racistes de beaucoup de hongrois à l’encontre de la communauté tsigane. Nombreux sont ceux, notamment en province, qui ne s’embarrassent même pas des précautions oratoires minimums et expriment une hostilité primitive à leur encontre.

Ils sont sales, volent et le mensonge est une seconde nature pour eux. Plus grave encore, un certain consensus semble se dessiner autour de l’idée que leur situation de misère économique serait irrattrapable, quasiment génétique.

C’est d’ailleurs un véritable voyage dans le temps qu’offre la lecture d’études sur la condition tsigane. Comment cette communauté s’extirperait-elle de ses difficultés quand, dès l’école, la situation d’infériorité de ses enfants leur est si vicieusement inculquée : Dans un établissement scolaire sur deux les jeunes tsiganes sont victimes de ségrégation.

Un apartheid qui se manifeste non seulement par la création de classes séparées pour les enfants tsiganes (plus de sept cent de ces classes de ce type ont été recensées par une récente étude), mais qui se prolonge au moment du déjeuner qui voit les écoliers tsiganes prendre leur repas à des tables séparées, sur des nappes de qualité différente, dans des assiettes spécifiques …. Et le tout sans couteaux, ils pourraient s’entre-tuer (autre stéréotype). Précisons quand même qu'il ne s'agit là que d'initiatives locales et il ne me semble pas qu'il existe de politique délibérée de ségrégation organisée par l'administration centrale.

Avec la plus grande ingénuité, un véritable lavage de cerveaux est ainsi pratiqué dés l’enfance perpétuant chez les victimes même l’idée que leur communauté est un corps étranger, dont il s’agit de limiter les méfaits plutôt que d’aider à l’intégration. Comment pourrait-il en être autrement : un sondage national a démontré que 96% des hongrois ne souhaitaient pas voir leur rejeton assis à côté d’un jeune tsigane à l’école.

Délicatesse suprême de l’Apartheid à la sauce hongroise, la tendance qui consiste à considérer comme handicapés certains enfants tsiganes en grande difficulté scolaire, laquelle a abouti aux incroyables chiffres énumérés plus haut.

Maigre consolation, il parrait que c'est encore pire en Roumanie...

Post tiré du livre Budapest en mouvement. Interview de Mme Viktória Mohàcsi http://www.mohacsi.org/ Commissaire chargé de l’intégration des Rom en Hongrie.

mardi, juillet 05, 2005

Avis de décès : Cinetrip

Même le plus ahuri des touristes ne peut ignorer que Budapest a hérité par sa période turque d'une constellation de bains publics, saunas et autres sources thermales.

Ces établissements ont un cachet des plus authentiques dont la vertu ne se limite pourtant pas à faciliter la digestion de la plus que solide gastronomie locale.

Une prestigieuse maison s’est en effet lancée dans les eaux sulfureuses des Rave Parties en offrant ses murs à un DJ local, lequel transformait périodiquement ce sanctuaire de la balnéothérapie en monument bouillonnant de la musique électronique lors de soirées dites "Cinetrip".

Sponsorisé par le très inattendu British Council, le mixeur Laki Lu ne s’est pas contenté de mettre en musique le balais des baigneurs. Associé à la jeune Eva Galos, il a transformé le grand hall des bains Rudas en une cathédrale décadente de sons et d’images. Lors de ces parties, les murs brillaient de lumières colorées et de nombreux lasers fendaient l’immense salle à colonnades. Enfin, le dispositif était complété par un écran géant qui s'animait de nombreux clips.

L’apparition en milieu de soirée de danseuses orientales achevait de donner à ces soirées leur aspect de débauche romaine dont le succès fut immédiat et ne se démentit pas jusqu’au début de l’année 2004, date à laquelle la rénovation des bains y stoppa net toute activité.

La réouverture de l’établissement en janvier de cette année ne paraît pas avoir relancé Cinetrip. Laki Lu semble limiter son ambition au tournage d'une émission hebdomadaire sur TV2. Triste routine pour quelqu’un qui fut le maître du spectacle le plus chaud du continent avant de faire le tour d’Europe des festivals…

Budapest ne reste heureusement pas orpheline de toute festivité aquatique puisque chaque fin de semaine les respectables thermes Gellért réserveront leurs bains aux noceurs de toute confession. La fréquence des soirées laisse cependant deviner que la version Gellért des « night bathings » risque d’être légèrement édulcorée.

Enfin, pour ceux qui seraient allergiques aux vapeurs des bains turcs, mais qui souhaiteraient prendre part à d’enivrantes débauches aquatiques et festives, ils peuvent toujours se rabattre sur le festival de musique Sziget (du 10 au 17 août). Après une bonne averse, les bousculades y prennent parfois une tournure des plus indécentes … la boue en plus.

dimanche, juillet 03, 2005

Le boucher hongrois, nouvel épouvantail de la politique allemande

Alors qu’on évoquait dans le post précédent la situation indigne de certains travailleurs hongrois du parc Disneyland Paris, il semble que l’actualité allemande nous donne l’occasion de nous repencher sur le sujet de l’immigration hongroise à l’intérieur de l’Union Européenne. Si les protagonistes sont cette fois différents, c’est la même recette qui nous est servie.


Le contexte.

L’Allemagne est confrontée à l’ouverture de son marché du travail de manière d’autant plus aiguë que sa géographie et son économie l’imbriquent profondément dans la nouvelle donne européenne d’après la dernière vague d’adhésion en 2003.

Comme en France, le gouvernement Schröder n’a pas voulu se plier au principe européen de libre circulation des travailleurs et a préféré suspendre les effets des traités d’adhésion à l’endroit du droit au travail, ce qui n’a pas empêché un afflux de travailleurs de pays d’Europe centrale.

Or, depuis le début de l’année des centaines de hongrois ont été interpellés par la police allemande sous l'impulsion de la Direction supérieure des finances de Cologne, laquelle prétend que les conditions d’emploi de ces derniers sont illégales.

Des journaux comme la Libre Belgique tirent à grands traits les conclusions de cette affaire en rapportant que « Des perquisitions de 700 douaniers et policiers dans 58 villes auraient permis d'arrêter sur-le-champ cinq suspects ayant fait venir illégalement en Allemagne plus de 1500 ouvriers hongrois travaillant surtout dans des abattoirs et accessoirement dans la métallurgie et la construction ».

Selon le quotidien belge, 47 entreprises hongroises « fantoches » opérant en Allemagne et employant du personnel hongrois sont touchées dans une opération que l’administration allemande considère comme un « coup porté à la criminalité organisée dans la traite d'ouvriers et le dumping salarial… L'un des principaux suspects aux aveux aurait payé 5 à 6 euros l'heure les ouvriers, beaucoup moins que le salaire minimum de 12,47 euros obligatoire dans le secteur de la construction en Allemagne ».

La réalité.

Même si les rémunérations versés au personnel font froncer nos sourcil, il est loin d’être acquis que ces entreprises hongroises soient de vulgaires boîtes aux lettres visant à détourner la législation du travail allemande, car, hormis le cas du secteur de la construction évoqué ci-dessus, le principe d’un salaire minimum légal n’existe pas en Allemagne.

Dès lors, prendre l’exemple du secteur de la construction pour illustrer un éventuel dumping salarial généralisé et illégal de la part de ces entreprises hongroises est un non-sens évident et il est intéressant de constater que le seul fait d’avoir agité ces maigres fiches de paie ait suffit à convaincre de bien peu curieux journalistes belges.

Après le dumping salarial, la deuxième accusation est celle d’avoir fait venir en cachette des hongrois en Allemagne, pour ensuite les employer tout aussi illégalement.

Oublie t-on que les Hongrois sont libres d’aller et venir sur l’ensemble de l’Union Européenne ?

Ils n’ont simplement pas de droit général au travail et doivent obtenir un permis. Si un permis peut s’obtenir individuellement, il peut également être attribué collectivement par l’intermédiaire de l’employeur . C’est par exemple le cas dans l’hypothèse de salariés détachés.

Manifestation à Budapest.

C’est pour rappeler que l’illégalité de leur situation est loin d’être évidente que des centaines de hongrois se sont massés devant l’ambassade d’Allemagne à Budapest le 24 juin dernier et y ont déposé une pétition.

Voici des extraits des interviews de certains manifestants tels que rapportés par Kossuth Radio

« [Boethy] Pour quels raisons vous a t-on interdit de travailler ?

[Manifestant] Il est dit que nous n’avons pas de permis de travail. Nous n’en avons pas parce que la société [qui nous emploie] en a un. Nous travaillons pour cette société. Nous payons les contributions sociales hongroises. Nous recevons un salaire fixe de Hongrie, plus des compensations supplémentaires pour travailler à l’étranger . »

[Manifestant] … [les autorités allemandes] ne sont pas au courant de l’accord bilatéral [germano-hongrois]. Elles ne devraient pas se plaindre du fait que nous ne payons pas les contributions sociales allemande puisque nous n’avons pas à les payer selon l’accord bilatéral.
» (l’accord bilatéral en question prévoyait des quotas d’entrée de travailleurs hongrois en Allemagne. Il est intéressant de noter que seuls 63% des quotas en question sont aujourd’hui remplis)

Après le show, le retour en force des diplomates.

On ne peut nier que les problèmes de travail au noir et de détachement salarial abusif entachent l’activité de beaucoup d’entreprise hongroises opérant en Allemagne. Employer des travailleurs détachés payés au tarif hongrois est en effet légal à condition que la firme qui les envoie ait une activité suffisante dans la branche concernée en Hongrie. Cela ne semble pas avoir toujours été le cas.

Toutefois, le timing des opérations et le fait qu’elles ne touchent que des employés et des sociétés hongroises donnent à ce coup de filet un caractère médiatique qu’il est impossible pour les allemands de nier.

Le quotidien de centre droit right Frankfurter Allgemeine Zeitung écrit même “tout ceci n’a rien à voir avec un combat contre le travail illégal, il s’agit plutôt de diminuer la pression sur les salaires dans le marché allemand [du travail]”.

Les allemands sont en effet très préoccupés par le chômage et la baisse de leurs revenus. Il faut ainsi rappeler que le salaire moyen allemand s’est contracté de 1.2% depuis l’adhésion d’anciens pays de l’est à l’Union Européenne.

Apparemment, après cette comédie policière, la diplomatie a repris ses droits sous la forme d’une rencontre entre les ministères concernés des deux pays le 29 juin à Berlin. Ministres et secrétaires d’Etat des administrations des affaires étrangères, de la justice et du travail ont été présents.

Affaire à suivre ...

PS: Lire l'article de fond du Budapest Business Journal .

mercredi, juin 29, 2005

Is Mr Frei Tamàs a clueless coward ?

Tamàs Frei est pour beaucoup un journaliste sans complexe qui, aidé de ses multiples réseaux, a levé le voile sur de nombreux aspects de la société hongroise. Son émission Dosszié, programmée sur TV-2, est une success story journalistique qui fait de lui une véritable star, adulée et jalousée en Hongrie.

Sa réputation serait-elle surfaite ?

M. Tamàs s’est en effet présenté il y a deux semaines aux portes du parc Eurodisney demandant l'autorisation de tourner sur les lieux en vue d’une émission de la série Dosszié dont la projection est prévue en septembre.

Le sujet du reportage portera sur ces quelques milliers de jeunes magyars qui quittent leur pays natal pour travailler un temps sur les terres de l’Union Européenne.

Ces pionniers sont parfois dans des situations difficiles puisque, comme chacun sait, ils n’ont pas de droit acquis au travail malgré leur qualité de citoyens de l’Union, cette dernière ayant prévu une période de transition les concernant qui pourrait durer jusqu’en 2008.

Des accords bilatéraux, dont on s’est bien gardé de faire la publicité tant ils sont iniques, permettent toutefois à de jeunes travailleurs de compléter leur formation par un séjour professionnel qualifiant en France.

Ainsi, en vertu d’une convention Franco-hongroise du 4 décembre 2001, de jeunes professionnels des deux pays peuvent obtenir une autorisation d’embauche expresse chez un employeur déterminé pour une période de 6 mois renouvelable deux fois.

Le système a rapidement été dévoyé de son objet initial (la formation professionnelle), puisque des sociétés comme Disneyland l'utilisent pour pourvoir de jeunes hongrois (notamment) de postes très peu qualifiants. Certains diplômés de l’enseignement supérieur se retrouvent ainsi vendeurs de pop-corn avec la bénédiction de l’administration du travail qui avalise chaque contrat.

Inutile de décrire les conditions sociales dans lesquelles se retrouvent ces jeunes gens : déséquilibre dans la relation de travail du au monopole d’embauche, impossibilité de changer de poste, salaire au rabais (pas de prime de précarité CDD), régime social « sur mesure » et j’en passe…

Le jour où le « journaliste » Frei Tamàs se présente au département des relations publiques d’Eurodisney SCA pour en savoir plus sur la situation concrète des personnes embauchées en vertu de la convention évoquée ci-dessus, on lui répond donc que seul un salarié hongrois est employé sur les lieux et serait susceptible de lui donner une interview.

Un seul ? ? ? C’est en effet le nombre d'employés magyars satisfaits de leurs conditions de travail à Disneyland. Car sur les quelques 13 hongrois embauchés à Disneyland en juillet 2004, 10 ont claqué la porte en janvier 2005 sans renouveler leur premier terme et 2 autres sont sur le point de quitter l’entreprise à leur tour.

Ainsi, un seul souhaite continuer « l’aventure Disney » et c’est celui-ci que la direction de Disney a présenté à M. Frei. A propos des deux derniers employés, la justification avancée par l'entreprise semble être que, M. Frei n’ayant pas demandé les autorisations requises en temps et en heure, ils ne pourront malheureusement être tenus à sa disposition.

Que fait M. Frei qui, au hasard d’une rencontre, avait obtenu les coordonnés des 2 autres salariés mécontents (et très au fait de leurs droits) ? Téléphone-t-il à ces personnes qui insistaient pour le voir ? Organise-t-il une interview à proximité du parc Disney ?

Non, le docile Frei Tamàs obtempère et tend son petit micro à l'employé modèle, qui, dans sa plus belle chemise, lui délivrera un speech parfait sur le royaume magique de Disney.

mardi, juin 28, 2005

Que se passe t-il donc sur la Kossuth Tér ?

Je viens juste de découvrir via le blog central-budapest qu’un réseau de webcams couvre la Hongrie et permet à tout un chacun d’avoir une réponse à des questions aussi existentielles que celles de savoir s’il pleut sur le Budavàri palota, ou encore si la navigation fluviale est fluide entre le pont marguerite et le pont des chaînes, voir s’il y a du monde qui se presse devant le cinéma Urània.

Mais le plus bizarre de tout ce qu’il vous est offert de regarder dans ce petit réseau ne revient pas aux vues très touristiques de Budapest. Il s ‘agit plutôt de deux webcams dont on vous permet de prendre le contrôle : la première surplombe la Kossuth Tér de Debrecen, l’autre le lieu dit Miscolc dans la ville de Belvàros.

Dans les deux cas, en pressant « Start Control », on peut, l’espace d’une minute, faire pivoter la caméra et même régler les prises de vue.

L’internaute/big brother pourra ainsi s’assurer que la vieille dame du troisième a pu traverser la Kossuth Tér sans se faire écraser par un tram, comme tous les matins à 09 27 depuis 1953…

vendredi, juin 24, 2005

Huns ! Gare à vous !

Les flâneries parisiennes ont la particularité de vous emmener sur des lieux dont vous prenez parfois des années à mesurer l'intérêt.

La semaine, vous y courez en ne prêtant attention qu’au mètre carré qui vous entoure et le week-end vous y traînez vos pieds en badaud ignare et satisfait admirant la vieille pierre.

Parfois le hasard vient enfin donner à l’immeuble, au monument ou même au pavé le relief historique qu’il mérite.

Il suffit de tendre l’oreille.

C’est ainsi que, de la bouche d’un instituteur guidant une petite quinzaine de minots, j’ai appris qu’une nommée Sainte Geneviève, patronne de Paris, se dressait au sommet de la haute stèle prenant appui sur le pont de Sully côté rive gauche.

Sainte qui ?

Toujours selon le même instituteur « En 451, grâce à sa force de caractère, Geneviève convainc les habitants de Lutèce de ne pas abandonner leur cité aux Huns et elle détourne la colère d'Attila par ses prières, et accessoirement grâce aux solides murailles de la cité »

La statue de la sainte est évidemment tournée vers l’Est, provenance historique de l’envahisseur Hun, auxquels elle fait front. Symboliquement mais fermement, Sainte Geneviève se dresse pour signifier à ces barbares asiatiques, et aux étrangers de toute confession, que les parisiens ne se rendront jamais à l’ennemi sans combattre.

L’histoire de cet instituteur devenait très intéressante, mais, nous étions le 29 mai, et j’étais en retard au bureau de vote. Je repartais en pensant que ces dernières semaines nombreux furent ceux qui avaient trouvé de nouveaux barbares à combattre.

Nyócker projeté au centre Pompidou

Je viens juste d'apprendre que le film Nyócker, celui qui a reçu le Globe de Chrystal au festival du film animé d’Annecy (voir précédent post au sujet de cet excitant film) sera projeté au centre Pompidou le dimanche 26 juin à 14 30 dans le cadre du festival « Annecy à Paris »

C’est une excellente nouvelle, d’autant que cela pourrait préfigurer une bonne carrière sur les écrans de ce sulfureux morceau d’animation.

Alors, si vous avez une heure vingt-quatre à perdre dimanche prochain…

jeudi, juin 23, 2005

Depardieu lorgne sur les collines de Badacsony

Une dépêche de l’AFP nous indique que Gérard Depardieu a jeté son dévolu sur un petit domaine vinicole non loin du lac Balaton. Il nous a annoncé la nouvelle le 19 juin dernier lors de la foire internationale Vinexpo à Bordeaux. C’est selon lui la réalisation d’un rêve de 10 ans qui avait germé dans l’esprit fertile de l’acteur.

Mêlant business et rappels historiques, il a déclaré que ce projet était la continuation d’une longue relation d’amitié franco-hongroise, qui remonte aux liens personnels qui unissaient les comtes d’Anjou et la couronne de Hongrie au XIVème siècle.

Espérons que l’ami des chefs d’état et des têtes couronnées en restera à ce lyrisme historique et qu’il ne mettra ses gros pieds en politique, certains pourraient lui rappeler son soutien très public à l’ancien Premier ministre populiste slovaque Vladimir Meciar lors des élections législatives de 1998.

C’est ce sympathique bonhomme qui avait approuvé la honteuse Loi anti-hongroise du 26 mars 1996 et son célèbre article 92/b, lequel disposait que « quiconque a l'intention d'attenter à … l'intégrité territoriale de la République » ou qui « diffuse à l'étranger de fausses informations qui nuisent aux intérêts du pays », sera puni d'une peine de deux ans de prison.

Cet article visait bien évidemment les citoyens slovaques de langue hongroise que le parti du Premier ministre (HZDS) et ses alliés xénophobes du SNS considéraient comme des dangers pour la nation.

Cette Loi fût dûment condamnée par Amnesty International.

Si certains doutaient encore de la Xénophobie de l’alliance au pouvoir d’alors, rappelons que, lors de la commémoration des 1100 ans de l’arrivée des Magyars dans la plaine du Danube, on a pu entendre la vice-présidente du SNS (Anna Malíkova ) déplorer « l'invasion des hordes magyares il y a 1100 ans »... « qui a eu pour conséquence l'extermination des nations cultivées »

Souhaitons que l’artiste, qui affirme avoir appris à son ami Fidel Castro comment préparer les rillettes au lapin, se contentera de produire du vin rouge sur ses nouvelles terres hongroises, ce qu'il fait très bien d'après les critiques, et de le consommer avec modération, ce qu’il n’a manifestement pas toujours fait dans le passé !

mercredi, juin 22, 2005

Le métissage douloureux de Frida Kahlo

Chacun des tableaux qui sont actuellement exposés à la Tate Gallery de Londres est un témoignage de la douloureuse lutte que fut l’existence de Frida Kahlo. L’artiste mexicaine nous donne en effet une vision de sa vie et de ses souffrances, plus nette et plus détaillée qu’aucune biographie ne le fera jamais. Elle s’offre littéralement à l’œil du spectateur puisqu'une grande partie de ses toiles furent des autoportraits à la symbolique très récurante dont les thèmes abordés peuvent se réduire à trois sujets.

L’infirmité, la souffrance et la mort sont les parties d’un premier thème, le plus fondateur de l’œuvre de l’artiste. Adolescente joyeuse et impertinente, elle fut considérablement éprouvée par un accident de bus qui la cloua au lit pendant de long mois et lui endommagea irrémédiablement la jambe droite. Cette sensation d’infirmité endurcit profondément son caractère et fut suivie par des fausses couches qui l’empêcheront à deux reprises de devenir mère. Ces traumatismes physiques se traduisent par des autoportraits où l’on voit sont corps violemment mutilé : percé, découpé, ouvert, parfois dévoré.

La recherche d’une identité est le second pendant plus « politique » de ses toiles. Frida Kahlo se cherche une essence entre ses origines européennes et indiennes. Son grand-père Jakob Heindrich Kahlo est un immigrant hongrois qui importera du matériel photographique au Mexique. Le sang indien domine du côté maternel. Ainsi, Frida Kahlo est une métisse, produit typique de la nation mexicaine puisque le premier métissage remonte au conquistador Cortés lui même qui, aussi brutal qu’il soit envers les indiens, n’en a pas moins choisi comme compagne la fameuse La Malinche, une indienne qui lui donna un fils.

C’est d’ailleurs dans cette synthèse douloureuse que Frida Kahlo se retrouvera et qui sera l’origine de nombreux tableaux glorifiant la nation mexicaine comme produit métisse de deux civilisations. Elle opposera cette richesse du métissage au consumérisme grotesque des Etats-Unis, qui, en s’expurgeant de ses éléments indiens, a créé une nation vaine et stérile.

Le troisième élément de l’œuvre de Frida Kahlo est le mysticisme qui transpire de chacune de ses toiles. Dans la forme d’abord, puisque beaucoup de ses toiles reprennent la picturalité d’un ex-voto bien qu’elles détournent l'objet habituel de ce type de tableau. Plus symboliquement, ses toiles sont chargées de références aux croyances catholiques, mais également Aztèques, voir à un chamanisme plus oriental. Frida Kahlo s’est même essayée au mythe de la création sur lequel elle a produit une des ses œuvres les plus intriguantes (Moses). C’est cependant la répétition délirante d’autoportraits qui confèrera à son œuvre un caractère tellement mystique, via le thème de l'iconographique que Frida semble reprendre en se plaçant au centre de tellement de toiles.

C'est également cette répétition qui donne un cachet très « rock-star » à l’intérêt qui tourne actuellement autour de Frida Kahlo !

Exposition Frida Kahlo du 9 juin au 9 octobre à la Tate Gallery de Londres
Face au Millenium Bridge. Station Blackfriars
Entrée 10£ (14,50€)

dimanche, juin 19, 2005

Le soleil se lèvera t-il sur l'oeuvre de Schöffer ?

Voir les photos fr l'expo

De Gaulle avait approuvé, Pompidou applaudi et Nicolas Schöffer (de son vrai nom Schöffer Miklós) déclarait même en 1971 qu’elle existait virtuellement et que, sauf catastrophe majeure, cette révolutionnaire tour d’acier dominerait bientôt de ses 324 mètres de haut le quartier de la défense. Mais l’impensable arriva en la forme de la mort brutale de Georges Pompidou. Le projet, dont les plans avaient été tirés, la société d’exploitation constituée et le site désigné fut mis au placard par l’administration giscardienne.

Tour schöffer

L’idée n’était pas seulement d’édifier une tour d’acier, mais de concevoir un monument dynamique doté de projecteurs tournoyants et de mécanismes pivotants, dont la structure devait changer continuellement d’aspect et de couleur selon l’heure du jour ou de la nuit et la météorologie. Rouge pour la pluie, la structure aurait viré au bleu au premier rayon de soleil.

Instrument autant que monument, la « tour Schöffer » aurait été équipée de capteurs et pourvue d’une technologies qui en auraient fait un outil d’étude de la métropole, de ses mouvements et humeurs. L’architecture serait chapeautée d’une plate-forme panoramique au sommet et abriterait un centre de congrès, ainsi qu’une agora, aux étages inférieurs. Enfin, l’assise en Béton devait abriter un immeuble de plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés.

Comme toutes ses œuvres, cette tour devait être non seulement monumentale dans sa structure, mais visionnaire dans sa conception. Nicolas Schöeffer voulait que son art soit révolutionnaire mais surtout accessible aux masses. C’est d’ailleurs ce que l’on ressent lors de la visite de l’espace EDF-Electra, qui consacre sur 3 niveaux une exposition complète mais surtout très spectaculaire de son art. Tout y est : la couleur, la lumière, le mouvement et l'idée.

On y découvre dans toute sa diversité le produit de l’imagination de Schöffer : De hautes constructions métalliques, des panneaux aux couleurs et aux formes changeantes, des sculptures mécanisées, mais aussi quelques ateliers aux curieux effets d’optiques. Le tout est exposé dans un vaste espace sombre, aux nombreux coins et recoins que le visiteur est invité à explorer. Les œuvres s’offriront à son œil comme de petits îlots phosphorescents plongés dans une mer d’encre.

Photos exposition

C’est là une bonne approche pour une œuvre qui est autant spectaculaire qu’intrigante. Nicolas Schöffer était un intellectuel sans esprit élitiste. Son but était de transmettre sa part de rêve et d’ambition de créer une esthétique contemporaine ouverte à tous, dans laquelle les « ciseaux électroniques » remplaceraient les outils traditionnels. Il avait des idées très concrètes sur les changements à opérer, comme celle de remplacer nos vieilles cheminées par des « boîtes à lumières » dans lesquelles on glisserait des plaquettes colorés aux ambiances différentes.

L’auteur de la Ville Cybernétique et de nombreux autres ouvrages est bien le père du psychédélisme, qu’il développa avec les moyens de l’époque.

Il renaît une fois de plus à Paris !

Une fois sorti du musée vous pourrez même vous rendre à la galerie Denise René au 196 bd saint Germain (5 minutes à pied) dans laquelle sont exposées 6 sculptures supplémentaires de l’artiste Hongrois.

12 mai –11 septembre 2005 Exposition «Nicolas Schöffer, Ballets de lumières»
Espace EDF Electra – Paris (au fond de la rue/impasse récamier M.Sèvre-Babylone)Entrée libre


PS: merci au site olats.org/schoffer

vendredi, juin 17, 2005

Musique : Budapest se redécouvre une vocation de capitale

Salle de 1 700 places, parquet, balcons et murs en bois précieux. La nouvelle salle de concert remplacera avantageusement l'Académie de musique Franz Liszt, inaugurée en 1907 (que vous pouvez admirer ICI) et qui sera fermé pendant deux ans en raison de longs travaux.

Mais c’est surtout son système sonore conçu par un certain Russell Johnson qui va faire de cette nouvelle salle un temple envié de la musique. Un système de panneaux modulables permet à 66 chambres acoustiques, parfaitement isolées, de s’ouvrir et de se fermer en fonction du type de morceau joué. Un plafond mobile en bois complète le dispositif.

Seules Birmingham et Lucerne possèdent une salle de ce type et ces dernières n’ont pas l’avantage d’être placées juste au bord du Danube. L'architecture de verre et d’acier du batiment donnera d'ailleurs tout le loisir aux spectateurs d’apprécier cette superbe situation.

Mais il n’y a pas que la scène classique qui bénéficie du vent de renouveau.

Une nouvelle vague de Jazzmen, dont le Pianiste Árpád Oláh est l’un des représentants le plus reconnu, y compris outre-atlantique, est en train de faire une entrée en force sur la scène internaitonale. Les amateurs français ont d’ailleurs la chance de bénéficier des nombreuses productions du Budapest Music Center et de la voix de Gábor Winand, régulièrement de passage en France (dernièrement à Dijon)

Si beaucoup de musiciens Hongrois ont la caractéristique d’avoir une solide formation classique, la très importante communauté Gitane (forte de plus de un million de personnes) apporte souvent une touche très folk au Jazz danubien. Musicien emblématiqe de cet heureux métissage, le pianiste Béla Szakcsi Lakatos leader du New Hungarian Gypsy Jazz project est régulièrement de passage au Columbus Jazz boat à proximité du Pont des Chaînes. Une bonne adresse à Budapest.

Pour un aperçu de la scène Budapestoise, je vous conseille la lecture d’un article du Budapest Sun qui résume de manière très complète les tendances du moment et vous donnera également une liste exhaustive des meilleurs scènes.


Pour finir, les fans de grands concerts festifs en plein air sont les derniers à être oubliés. Pour ne citer que l'évènement le plus proche,un gand concert gratuit est en passe d'être organisé place Felvonulàsi à Budapest ce 26 juin. La raison en est la commémoration du départ de Hongrie des troupes soviétiques. En vedette du concert: Lionel Richie et Jimmy Cliff !

Et sachez que si ces messieurs seront la principales attraction musicale des commémoration, ils ne seront pas les seuls à participer à ce grand week-end de fête !

Mais nous reviendrons sur ce genre de concert monstre, car il sera bientôt temps d’évoquer Sziget !!!

mercredi, juin 15, 2005

Un dessin animé pour adultes relance la scène Hongroise

Alors que l’on pourrait croire que financement public rimerait avec conformisme, une récente success-story nous rappelle que le talent et la provocation peuvent avoir comme support l’administration culturelle.

Le dessin animé Nyockér (le quartier) en avait choqué plus d’un à l’époque de sa sortie en Hongrie fin 2004, le plus étonnant étant qu’un film subventionné juge avec autant de cruauté certains vices de la société Hongroise : corruption publique, prostitution, communautarisme et racisme…

Hé oui ! Le contribuable Hongrois a permis le lancement d’un pur produit de la contre-culture, un dessin animé pour adulte interdit en salle aux moins de 18 ans, dans lequel prostituées achètent aux policiers la possibilité de faire commerce !

Ce film controversé, dont vous trouverez plusieurs de ses scandaleux trailers en bas du post, arrive par la grande porte en France puisqu’il vient d’obtenir un premier prix au festival international du dessin animé d’Annecy.

Nous espérons que cette palme lui promette une belle carrière sur les écrans français !

Comme un bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la Hongrie ouvre son propre ballet en organisant un festival du film d’animation qui accueillera jeunes talents Magyars…mais aussi français. Le festival du film d’animation Kecskemét débute aujourd’hui et récompensera quelques un des 100 films en compétition.

souhaitons que le prix obtenu à Annecy donnera un surcroît d’attention à la scène Hongroise dont la qualité vient d’être prouvée aux moins curieux d’entre nous !

Mais ne vous contentez pas que de mots! Une association (Révélation Hongroise) a mis en ligne des extraits de certains de ces films que vous pouvez donc visionner dés maintenant !


Bandes annonces de Nyockér:

1. Trailer Nyockér - Kurvaélet - Ludditák

2. Trailer Nyockér - Forogapénz! - Ogli-G

3. Trailer Nyockér - Vigyázz! - LL Junior feat. Kamikaze

4. Si aucun des liens ci-dessus ne marchent - Choisissez votre format Vidéo (trailer en bas à gauche de la page qui apparaîtra) !

Zsuzsanna Varkonyi à l'Ermitage

La soirée s’annonçait belle au studio et la scène était allègrement remplie d’un public qui se disputait jusqu’aux marches des escaliers menant aux galeries pour ne rien manquer du spectacle.

Zsuzsanna Varkonyi monte sur les planches et entame un premier chant qui révèle une voix à la sensibilité, au timbre et aux envolées assurément Tsiganes.

La guitare était aussi talentueuse que la voix et ses solos apportaient une touche sophistiquée et contemporaine au lyrisme traditionnel de notre chanteuse. Le bassiste et surtout le violoniste jouaient leur partition mais restaient curieusement en retrait de ce brillant duo. Quel contraste entre la fièvre qui habitait Zsuzsanna et le jeu poli du violon!

OK, j’ai bien compris que nous n’avions pas à faire ici à une troupe de la verve des NO SMOKING de Kusturica, mais tout de même, le souffle Tsigane même mélancolique mérite un peu plus de virtuosité.

Mais ne soyons pas grincheux ! Cette chanteuse a non seulement du talent, mais elle a de la présence et sait utiliser son charisme pour charmer le public et l’emmener dans un univers souvent lyrique, parfois douloureux…

mardi, juin 14, 2005

Oy Oy ! Zsuzsanna Varkonyi à l'Ermitage !

Pour ceux qui ne la connaissent pas, et j'en fait parti, Zsuzsanna est une chanteuse aux talents multiples. Elle peut dans un même souffle enchaîner une mélodie hongroise sur un chant Yiddish, pour finir par un rythme Tsigane. C'est toutefois dans ce dernier style qu'elle s'est illustrée avec le plus de succés ces dernières années.

Elle se présente ce soir même à Ménilmontant sur les planches du studio de l'Ermitage, voisin du trés convivial Ecume bar.

Le tarif est de 8/10€ avec la possibilité qu'une deuxième entrée vous soit offerte sur présentation du flyer de la soirée. Alors, emmenez vos amis...

Quant à moi, je vous promets dans les prochains jours une chronique fidèle que cette soirée ne manquera pas d'inspirer.

Ha oui! Je m'engage à vous informer d'éventuelles dates ultérieures avec plus de ponctualité... A ce propos, j'apprends de notre correspondant dans le 13ème arrondissement que Zsuzsanna se produit demain 15 juin sur le pont de la Péniche El Alamein. Ca y est, vous avez perdu votre dernier pretexte pour manquer l'évènement!

Reagan se met au vert à Budapest

Si remonter la rue Andràssy constitue encore un trop grand effort pour ceux qui envisagent de se rendre au parc municipal de Budapest (Vàrosliget), voilà un nouvelle qui pourrait se révéler être un précieux réconfort lors des derniers mètres d'une si longue expédition...

La mairie a annoncé qu'une statue de Ronald Reagan se dressera bientôt au milieu des pelouses et rivalisera avec celle d'un autre président célèbre, George Washington, dont le buste est déjà présent sur les lieux.

La question est maintenant de savoir qui, des deux George, nous fera l'honneur de sa présence lors du coupage de ruban? L'ambassadeur américain en Hongrie (George Herbert Walker) ou son inapte cousin de Washington (George Walker Bush)?

Gageons que ce dernier ne s'aventurera pas aussi loin du Texas et que la patinoire en plein air restera de loin l'attraction principale de Vàrosliget... quand celle-ci sera de nouveau accessible au public, des travaux l'encombrant jusqu'en 2007.

Il reste à désigner un sculpteur.

L'enveloppe prévue pour le façonnage de la statue du "grand communicateur" (surnom du défunt Reagan) s'élèvant à 12.000€, il semble exclu que notre virevoltant Cakó Ferenc (voir ci-dessous) participe à l'appel d'offres. Ce dernier exige très exactement cette somme pour 10 petites minutes de ses précieux services.

S’il fallait une bonne nouvelle à ce post...

dimanche, juin 12, 2005

De la place du Tertre aux Oscars !

Ce post s'adresse à ceux que leurs obligations professionnelles amèneraient à fréquenter Road Shows, conférences et autres cérémonies plus ou moins préstigieuses.

Vous y croiserez inévitablement le trés Hongrois Cakó Ferenc.

Cela fait plusieurs années que le "Maître de la Sandanimation" balade ses mains élégantes à la surface d'un rétroprojecteurs et donne vie à des minuscules grains de sables. Il façonne ainsi, image aprés image, de touchantes petites histoires ou se mêlent animaux sauvages, forêt vierge et peuples premiers.

Si j'ai chatouillé votre curiosité, vous trouverez sur son site de nombreuses vidéo de ses plus fameuses performances.



Merci à CaptainNavarre

vendredi, juin 10, 2005

Vienne-Budapest ? J'y cours !

Êtes vous sportif ? Je veux dire, êtes vous VRAIMENT sportif ? Oui ?

Entendu! Prenons donc rendez-vous en Octobre pour le Supermarathon Vienne-Budapest, je serais ravi de faire connaissance...des tribunes.

Pour ceux qui croiraient à un canular (J'ai moi-même passé de longues minutes à vérifier que cette événement n'était pas un gag), cette épreuve se court sur 5 jours et s'étire sur 352km entre l'Autriche et la Hongrie. Malgré le challenge physique que représente le Supermarathon, l'édition 2004 a été un franc succès et a vu 700 coureurs de 15 pays différents s'affronter dans une compétition pour laquelle Stephen King serait le chroniqueur le mieux indiqué...

Dans la catégorie femme, une certaine Maria Bak (la tueuse au dessus) a devancé les 5 autres compétitrices ayant fini la course en individuel.

En individuel ? Oui, car vu la démesure de la course, une large majorité de coureurs ont préféré se transmettre un baton-relais à chaque étape plutôt que de transformer leur organisme en vaste champ de ruine.

Pour les moins téméraires qui voudraient participer avec leurs modestes moyens physiques à un événement qui relaie Roland Garros au niveau d'une partie de dames, sachez qu'il est possible de joindre vos efforts à ceux des marathoniens en roulant à leurs côtés lors de la dernière étape de la course, 35 petits kilomètres faciles et sans dénivelées entre Budakeszi et le finish à Budapest.

Le ticket d'entrée est fixé à 200€ par personne... et dépêchez-vous! une remise de 10% est offerte aux personnes s'inscrivant avant le 30 juin.

Le départ sera donné le 19 Octobre 2005 à Vienne (site officiel)

jeudi, juin 09, 2005

Une Bible "mixte"?

Dans des temps ou le dialogue semble difficile, le secrétariat pour les relations avec l'Islam (catholique) vient de publier un Manuel de prières communes intitulé « Chrétiens et musulmans : Vivre ensemble… et prier ? » destiné notamment aux couples mixtes islamo-chrétiens.

Il est bien que certains nous rappellent que le dialogue inter-religieux n'a pas comme unique vocation d'apaiser les conflits inter-communautaires qui naissent chez nous ou en divers endroits de la planète.

Le devoir de dialogue est pour certains une nécessité intime, familiale et sociale.

Certains clercs vivent donc dans le concret! J'espère qu'ils ne seront pas vus par leur hiérarchie comme des naifs cédant au "relativisme"...

mercredi, juin 08, 2005

La gloire posthume du maître de l'Optic Art


Peintre spécialiste des effets d’optique, Victor Vasarely est né en 1908 à Pecs, en Hongrie. Il effectua sa formation sous la direction de Sandor Bortnyk adepte du Bauhaus allemand

Bortnyk privilégia les techniques de la publicité au sein de son académie, ce qui amena Vasarely à travailler à Paris pour diverses agences comme Havas, Draeger ou Devambez pour laquelle il produisit notamment des publicités pharmaceutiques.

A partir de 1935, il s’intéressa aux techniques de déviations de lignes, et autres déformations de surfaces, créant ainsi l’illusion des formes ou de volumes.

Le génie de Vasarely fut d’exploiter son œuvre à profusion avec l’aide de nombreux collaborateurs qui travaillent d’après ses programmations. Andy Warhol suivra son exemple.

L'art de Vasarely se veut accessible par la masse, anti-élitiste. Il atteignit ainsi un vaste public par le biais d’une production phénoménale d’affiches dites psychédéliques à la fin des années 1960 et pratiquement tout étudiant de l’époque se fit un plaisir d’orner sa chambre d’au moins un de ces posters.

Son œuvre fut alors exploitée par ordinateur permettant encore une plus large diffusion, mais sa production acquit à la longue un caractère un peu répétitif. Il fut cependant un précurseur de l’optic art et il exerça à ce titre une influence palpable sur les artistes du Pop Art.

Il créa en 1970, deux Fondations Vasarely, l’une en Hongrie et l’autre dans le sud de la France. Cette deuxième fut à l’origine d’un scandale, certes posthume à l’auteur mais pas moins retentissant.

Charles Debbasch

A l’origine du scandale, le Doyen de la faculté de Droit d’Aix en Provence Charles Debbbasch. Peu d’étudiants ayant suivi les enseignements de cet amoureux de Yorkshires (qu’il ne manquait jamais d’emmener dans nos amphis) auraient pu imaginé la gloire judiciaire qui attendait ce « mercenaire en col blanc » comme il fut surnommé par la suite.

Charles Debbasch a fait une brillante carrière universitaire. Tentant sa chance en politique, il est nommé à 41 ans conseiller du président Valéry Giscard d'Estaing pour l'éducation, la jeunesse et les sports. Il ne se relèvera toutefois pas du tournant mittérandien.

En 1981, il gagne la confiance de Victor Vasarely et obtient la présidence de la Fondation Vasarely, fondée en 1976 afin de valoriser l’œuvre de l’artiste vieillissant. L'homme devient le conseiller personnel du peintre et de son épouse, Claire.

Mais la confiance que lui voueront les époux Vasarely sera bien mal payée de retour.

En effet, durant son exercice en tant que présidant de la Fondation Vasarely basée à Aix-en-Provence, un nombre impressionnant d’œuvres ont disparu des salles de la fondation. L’enquête judiciaire a permis de découvrir que de nombreuses toiles de Vasarely s’étaient retrouvées dans des galeries en Suisse, aux Etats-Unis et en Corée du Sud.

Le doyen Debbasch finira par être condamné, mercredi 11 mai 2005 à deux ans de prison, dont un an ferme en raison du détournement de plus de 400 000 euros et du "pillage systématique" des œuvres du célèbre peintre d'origine hongroise.

Paradoxe pour un juriste, le doyen Debbasch a toujours mal accepté que la justice, qu’il estimait parfois incarner (n’a t-il pas une fois déclarer sur un ton offusqué qu’il avait formé quasiment 35% des magistrats français), interfère dans ses affaires.

A ce propos, quel étudiant aixois ne se souvient pas de l’épisode ubuesque qui avait vu Le doyen Debbasch se retrancher dans les locaux de la faculté, durant deux jours, pour s’opposer à une interpellation qu'il estimait injustifiée. Les étudiants lui apportaient des Sandwich…

Le doyen Debbasch a trouvé cet fois un exil plus sûr que les locaux de sa faculté. Il est désormais l’« homme de main » juridique du dictateur-président Togolais Faure Gnassingbé, approuvant tous les décrets importants du pays et rafistolant au besoin la constitution pour les besoins de son maître…

lundi, juin 06, 2005

Las Vegas repêche la "sex plaza"

Il semble que l’industrie touristique Hongroise semble vouloir rebondir après que les projets d’une « Sex Plaza » aient été abandonnés fin Mai.

Je rappelle qu’une compagnie appelée A2 Wellnes Center Kft, laquelle gère déjà le cabaret Moulin Rouge à proximité de la place Liszt à Budapest, s’était récemment lancée dans la curieuse aventure d’un supermarché du sexe en plein centre de Budapest. Cet établissement « tout en un » aurait disposé d’une offre complète en matière de récréation sexuelle, sans inclure toutefois la consommation pure et simple.

On imaginait cependant toutes les « prises de contact pour service ultérieurs » que cet projet aurait rendu possible, ce qui aurait freiné la réhabilitation de cet ancien quartier populaire, pour employer un euphémisme.

Les habitants du quartier (Lurdy Haz) inquiets de voir des établissement « annexes » fleurir dans le quartier, ont réussi à faire capoter cette entreprise. Les auteurs du projet y ont discrètement renoncé…

Toujours soucieuse de diversifier son offre, l’industrie touristique hongroise nous est cependant revenue avec un autre projet aux limites de la légalité, ou plutôt qui nécessitera que cette légalité soit amendée par le gouvernement. Le ministère des finances négocie d’ailleurs les modalités fiscales et juridiques du projet, qui n'ira pas sans importantes compensations aux collectivités.

Le projet de concession d’un Casino géant est donc en ce moment dans les cartons du ministère. La commune de Bezenye (conté de Győr-Moson-Sopron), sur laquelle est prévue l'implantation de l'établissement, sera l’heureuse bénéficiaire de la manne économique.

Les promoteurs du projet n’ont pas, à ma connaissance, été révélés. Certains ont apparemment pris des leçons de discrétion suite à la reculade de la « sex plaza ».

Je conseille toutefois aux habitants de Bezenye de s'assurer qu'aucun « service annexe » ne sera offert à proximité du futur complexe de jeux…

Notre devoir de mémoire

Suite à une brève rencontre avec l'auteur Mardi 1er Juin, dans le cadre de la manifestation de blogueurs "Paris Blogue t-il", j'ai pris quelques temps pour naviguer sur le site de Judith Kertész.

Quel travail extraordinaire et quelle lecture touchante que ce Blogue sur lequel figure une transcription in extenso du Journal de sa grand-mère Sidonnie, traduit du Hongrois!

Si vous avez du temps, je vous en conseille la lecture: l'arrivée des allemands à Budapest, la déportation, l'émigration en Palestine. Le destin individuel d'une juive Hongroise à travers l'épreuve, l'exile, l'espoir.

dimanche, juin 05, 2005

''We turn the Cube and it twists us.'' – Ernő Rubik

Ernő Rubik est né en Hongrie, à Budapest, en 1944 et est diplômé d'architecture:

« L'espace m'a toujours intrigué, avec ses possibilités d'une richesse extraordinaire… Je pense que le Rubik CUBE est né de cet intérêt… » [Ernő Rubik]

Le Rubik CUBE apparaît sur le marché Hongrois en 1977. C'est un casse-tête tellement complexe que son propre auteur a mis plus d’un mois d’effort solitaire pour y venir à bout.

Le jeu est devenu, rapidement et comme par enchantement, fort populaire en Hongrie, puis, dès 1980 dans le monde entier

« Cet objet est un exemple admirable de la beauté rigoureuse, de la grande richesse des lois naturelles : c'est un exemple frappant des possibilités de l'esprit humain d'en éprouver la rigueur scientifique et de les dominer. Il représente l'unité du vrai et du beau, ce qui pour moi signifie la même chose. »Ernő Rubik

C'est vrai que l'objet est magnifique, un véritable classique indémodable du design. Cependant, c'est le parcours invraisemblable de ce petit carré multicolore, de son invention en 1974 à son succés commercial sans précédant, qui parrait le plus extraordinaire.

Son histoire est même aussi intrigante que l'objet même.

Comment le plus taciturne at associal des professeurs d’architecture qui soit peut, dans la Hongrie communiste des années 70, devenir le businessman le plus riche de son pays sans même obtenir la carte du PC ?

Comment l’inventeur, alors multi-millionnaire, a du attendre plusieurs années avant de pouvoir installer un simple téléphone à son domicile?

Comment un pays de coopératives et de centralisation industrielle a pu se lancer dans la production d’un jeux révolutionnaire qui se vendra en quelque années à plus de 100 millions d’exemplaires ?

Comment l’usine fabricant ce produit d’exportation si providentiel a réussi l’exploit inverse de mettre la clef sous la porte avant même que le filon ne s’épuise ?

Comment un casse-tête pour lequel n’existe qu’une bonne solution sur 43 trillons de mauvaises peut il devenir le gadget le plus vendu de la planète dans un système consumériste qui considère la bêtise comme la valeur marchande la plus sûre qui soit ?

Ne contez pas sur moi pour vous éclairer. Le problème paraît aussi complexe que de solutionner un Rubik Cube.

Personnellement, je n’ai jamais tenu plus de 5 minutes sur les faces de ce jouet.

Tout de même voici une biographie en guise d'éclairage

vendredi, juin 03, 2005

Le Danube contre-attaque


La saga de Star Wars continue d’une manière des plus inattendues. Voici que, dans la campagne hongroise, une jeune troupe nous prépare en ce moment même un nouvel épisode de la série. L’action se déroule semble t-il entre la « menace fantôme » et « l’attaque des clones ».

Vous ne rêvez pas ! Ces magyars ont réussi l’exploit de nous réaliser une épopée inter-galactique pour la modique somme de 4000 euros… enfin presque car le projet n’en est qu’à quelques scènes du clapet final.

Cette nouvelle épopée est emmenée par le réalisateur Endre Cs. Nagy âgé de seulement 24 ans dont voici un interview.

Le projet pourrait déclencher les sarcasmes de certains imaginant déjà un Anakin Skywalker parcourir une mine désaffectée dans un pyjama barbouillé au charbon pour imiter les blessures d’un malveillant sabre laser!


Pour faire taire ces mauvais esprits, la production nous a déjà concocté une bande annonce des plus prometteuses. Je vous rappelle le budget :4000€. La chance sourie aux audacieux !

Et bien sûr, l'intégralité du film pourtant intitulé "the second strike" est réalisée en Hongrois. Les grognements de Chubacca n'y echappent bien sûr pas.

Nos nouveaux copains!

Juste une petite anecdote pour remettre à leur place ceux qui nous avaient promis des lendemains qui chantent suite au vote du 29 mai. La dure réalité n’a pas tardé à faire une apparition remarquée sur le perron de l’ambassade de France à Budapest.

Selon le quotidien Magyar Nemzet Le « rassemblement pour une meilleure Hongrie » (extrême droite) nous y a gratifié d’une jolie démonstration populaire en manifestant sous les yeux des diplomates aux cris de « merci !merci ! » (en français dans le texte)

Quand on sait le solide ressentiment qu’éprouvent les ultra-nationalistes hongrois envers la France, accusée d’avoir piloté le dépeçage de la « Grande Hongrie » en 1919 suite à la grande guerre, on peut douter de la sincérité de ces remerciements.

Ce dont on peut être sûr cependant, c’est qu’une partie de la gauche française est devenue l’allier bien involontaire (encore que…) de la frange la plus réactionnaire d’Europe.

Un porte parole des manifestants déclarait d’ailleurs lors de la manifestation « Ce n’est pas seulement la constitution qui a échoué, mais l’Europe toute entière au sens politique »

No Comment.

jeudi, juin 02, 2005

Célébritées Magyares, épisode I, La Cicciolina

Dans notre premier épisode de la série des célébrités hongroises, particulièrement de celles ayant marqué la scène hexagonale, nous allons porter notre attention sur l’heureuse propriétaire de la poitrine la plus politique en Italie. L’auteur de ce carnet, alors tout jeune, avait lui même eu la satisfaction de voir cette même poitrine égayer le plateau quelque peu démodé d’Intervilles et de ses antiques animateurs Ms Lux et Zitrone.

Ilona Staller alias « La Cicciolina », Budapestoise de naissance, n’était pas vraiment destinée à devenir la fidèle compagne des spécimens les plus divers de la faune phallique.

On ne peut pas vraiment dire que chez les Staller on entrait en pornographie comme en religion. Son beau père, haut fonctionnaire du ministère de l’intérieur hongrois sous le régime communiste, n’a pas laissé de trace remarquée dans l’industrie du porno. Sa mère semble elle-même s’être restreinte aux ébats familiaux.

La fille se fait un nom dés ses 19 ans en « animant » une émission appelée « Radio Luna ». C’est à cette époque que La Ciccolina se lance corps (très certainement) et âme (...) dans son art, ce qui lui permet de devenir rapidement une figure reconnue du métier.

Son énergie débordante l’amène à explorer d’autres sphères de la vie publique puisqu’elle entre de plein pied en politique dés 1979 en se faisant élire tête de liste chez les premiers vert italiens. C’est toutefois avec le Partito Radicale qu’elle obtiendra une place au parlement Italien en 1987. Sa circonscription ? Le district de la Lazio à Rome bien sûr. Qui a dit que foot et sexe ne faisaient pas bon ménage?

Militante passionnée pour l’éducation et la liberté sexuelle, la décrimination de l’usage des drogue et… la promotion des énergies renouvelables, elle ne put pourtant conserver son mandat aux élections suivantes, ce qui l’amena à explorer la possibilité d’obtenir un siège au parlement Hongrois en 2002.

Malheureusement, les habitants du district de Kobanya n’ont semble t-il pas apprécié à sa juste valeur sa notoriété. Les hongrois goûtent modérément au fait qu’une de leur actrice la plus médiatique à l'étranger ait si rarement joué debout.

mercredi, juin 01, 2005

"Eljen*" L'écume bar !!!

*(Longue vie à) l'écume bare ... Et à ses soirées arosées !

Hé oui, mon cinquième blogue plonge déjà dans les eaux poisseuses de la publicité! Pour ceux qui imaginaient y couper en lisant le carnet le plus confidentiel de la blogosphère parisienne (ou son secret le mieux garder, si l'on souhaite me ménager), je leur suggère un divertissement plus radical (et plus sucré...)

Si vous avez le courage de vous hisser en haut de Ménilmontant, jusqu'au nid d'aigle de la rue de l'hermitage, vous tomberez sur la scène la plus chaleureuse de l'est de la capitale. Chaque soir, entre les quelques tables, des jeunes pousses de la nuit parisienne s'y retrouvent.

Les spectacles ne sont pas toujours exécutés avec la plus grande sophistication, mais la proximité de la scène et surtout la simplicité avec laquelle le public s'implique dans les prestations rendent l'endroit magique. Ayant passé quelque temps à Marseille, je suis content de trouver des endroits comme ça à Paris.

La proximité est d'ailleurs à déconseiller aux plus timorés. J'ai moi-même été un acteur des plus involontaires du spectacle "les filles de joie" samedi 28, les deux danceuses n'ayant rien trouvé de mieux que de m'inclure dans le casting.

Mais bon, vu le titre, vous imaginez que ma participation ne fut pas sans compensation(s)...

Bientôt sur les planches, une réédition des " miettes de margoula" le 9 juin prochain. Si un enfant sommeille encore en vous, allez-y, rien que pour écouter le premier morrceau: Un trio féminin à capella s'exerce dans une langue complètement inventée (à mi-chemin entre l'espagnol, l'occitan et le latin) et conte au public(pour les parties en français) l'histoire imaginaire d'une sorte de Gulliver au pays de Margoula.

mardi, mai 31, 2005

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la blogosphère...

Zsolt est de sorti ce soir !

Une fois n'est pas coutume, notre forcené banlieusard s'aventurera au trés parisien L'entrepot et pas pour y assister aux concerts de Jazz habituellement programmés dans le hangar le plus chic du 14ème.

Tout le monde y sera le bienvenue même les blogueurs les plus épisodiques et confidentiels (la preuve!!!). La liste des présent est longue, mais il semble déjà acquis que, si je suis invité à me rincer les doigts dans la salle de bains de certaines des blogueuses, j'y penserai à deux fois.

Tout de même, je m'interroge. Car, mis à part pour certains apprentis politiciens aux cheveux huilés dont la soirée est sans doute envisagée comme un outil parmis d'autres dans leur quête de notoriété, je m'imaginais que le succés des blogues tenait pour beaucoup dans le relative anonymat dont jouissaient les auteurs des blogues.

Non pas que bloguer soit une activité secrète - Loin de là. Le profil des auteurs de carnets comprend souvent le nom de ces derniers. Mais tout de même, les blogueurs se tiennent souvent à une certaine distance du buzz qu'ils créent, leur perspective restant le clavier de leur PC...

Et là, je ne parle pas des blogues dont l'existence même est permise par un certain anonymat de l'auteur, anonymat qui leur permet de tapoter sans crainte, d'étaler leurs tréfonds intimes sans être jugés par leur communauté "réelle" (par opposition à la communauté "virtuelle")

Je serais donc curieux donc de rencontrer cette petite anglaise qui s'est largement épanchée sur la toile et qui fait partie des inscrits à la soirée. Comment réagira t-elle si la communauté des curieux lui rappellent que des gens de chaire et d'os portent un jugement sur ses émois sentimentaux?